Décembre 2006

 

 

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DECEMBRE 2006

03 EDITORIAL

04 PRESENTATION DE L’ASSOCIATION LFMR

Par le Professeur F. BRICAIRE

 

THÈME DU MOIS

LE VIRUS, MON HOMME ET MOI

TEMOIGNAGES DE FEMMES

06 MERCI MON ANGE

07 NOTRE HISTOIRE

08 DEUX SEROPOS = UN COUPLE HEUREUX

09 UN SECRET BIEN PARTAGE

10 MES DEUX COMPAGNONS ET MOI

 

REPORTAGES DU MOIS

12 ENVIRONNEMENT : SUIVEZ LES CONSEILS DU SPECIALISTE

14 ENTRE AFRIQUE ET OCCIDENT

17 VENEZ PARTAGER LA FÊTE

18 O.N.G. : AFRIQUE

 

NOUVEAUTÉS

20 LES CRÉATIONS DE LFMR

22 INFORMATIONS

 

E D I T O


é d i t o

25 ans déjà ! Journée consacrée à « la maladie du siècle», le 1er décembre doit nous rappeler avant tout que nous sommes tous concernés, que. le virus continue ses ravages, qu'il n'existe pas encore de vaccin et que seule la prévention est efficace.

Comment un si petit virus peut-il occuper une si grande place dans notre quotidien, particulièrement dans cette relation unique qu'est le couple? Les femmes de LFMR, qui se refusent au célibat, témoignent de ce « ménage à trois », avec ce tiers ennemi qu'il faut gérer, apprivoiser ou occulter. Chacune réagit en fonction de son partenaire, mais aussi de son corps que le virus transforme à coups de traitements. Afin de garder leur féminité, d'optimiser leurs atouts, l'idée de créer une ligne de vêtements qui leur ressemble, s'est vite mise en place. Travail d'équipe « Les fées positives» vous proposent quelques images de leurs créations et sont à votre disposition pour vous en offrir plus.

Si la prise en charge de ces femmes passe d'abord par les préoccupations concernant leur corps, elles n'en investissent pas moins leur intellect. Dans ce journal, leurs intérêts varient de la prise en considération de l'environnement (l’eau), à l'engagement humanitaire (Afrique) et aux pratiques religieuses (Aïd AI Fitr).

LFMR se joint à moi pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d'année.

Nicole

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Professeur François BRICAIRE

Chef du Service des Maladies Infectieuses et Tropicales

Hôpital La Pitié-Salpêtrière

 

Association Elle Ephémère

 

Cest un truisme que de dire combien il est essentiel en toute circonstance de pouvoir parler, de pouvoir s’exprimer, de pouvoir discuter. L’échange par la parole entre le soignant et le soigné est, on le sait, fondamental. L’existence de pathologies sévères, de maladies, dont le pronostic est incertain, justifie davantage encore des échanges, des questions, donc au moins des tentatives de réponses. En infectiologie, lorsque l’infection à VIH est survenue, il est très vite apparu au personnel soignant, médical et paramédical qu’il fallait davantage encore s’exprimer, échanger, parler. Il fut très vite nécessaire, pour rendre effectif ce désir, de mettre en place des structures répondant à la demande pour aller au delà du dialogue fondamental existant entre le médecin et le malade, l’infirmière et le malade.

C’est ainsi que sont nés des groupes de parole dans les unités traitant les malades infectés par le VIH. D’abord sont apparus des groupes réunissant des soignants et tous ceux travaillant à la prise en charge des malades : psychologues, aumôniers, assistants sociaux. Des réunions régulières permettaient ainsi non seulement d’avancer dans la résolution des problèmes de leurs malades, mais aussi de réduire la charge émotionnelle qu’induisait une maladie à l’époque encore grave et de réduire le risque de voir apparaître ce qu’il est convenu d’appeler le «burn out».

 

De même, ont été créés des groupes de parole de malades leur permettant ainsi d’échanger directement sur leurs problèmes, leurs difficultés, leurs espoirs.

C’est dans ce cadre qu’avec l’aide de notre psychologue, Nicole Marchand-Gonod, est né le groupe de parole destiné à des femmes séropositives de diverses provenances géographiques, africaines en particulier, et souhaitant pouvoir échanger, s’informer, s’exprimer. Ce groupe de parole se révélait d’autant plus utile que, au delà des problèmes généraux, la maladie VIH soulevait des questions plus spécifiques pour les femmes, donc leurs familles, leurs enfants, leur travail, leur vie. La possibilité de grossesse, encore impensable au début de l’infection, est une illustration des progrès et de l’évolution des idées, des concepts dans cette maladie. De fait, ce groupe a parfaitement fonctionné montrant au fur et à mesure que soutenir sa constitution avait été parfaitement légitime et utile.

A l’heure où la maladie continue à changer de profil au cours du temps, où certains problèmes majeurs, d’évolution notamment, ont radicalement changé, il est intéressant de constater que les discussions se poursuivent et que les centres d’intérêt se modifient. Certains même changent. Un exemple se révèle significatif : d’une maladie « cachectisante » initialement, où l’inquiétude tournait autour de la dénutrition et des problèmes de réalimentation, nos femmes séropositives évoquent maintenant les problèmes induits par la prise excessive de poids. Des questions sont d’ores et déjà posées, diverses interventions ont lieu en ce domaine dans le groupe. En dépit des désagréments dus au surpoids et des difficultés à le combattre, cette problématique est d’un certain point de vue rassurante, voire réconfortante. Cela témoigne d’une évolution non seulement favorable de l’infection, mais aussi d’une intégration globale dans les problèmes appartenant à notre société en général.

 

Pr. F. BRICAIRE

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T é m o i g n a g e s .

 

Merci mon ange !

Je l'ai rêvé, je l'ai espéré, je l'ai attendu. Longtemps ! Un jour, je l'ai trouvé sur mon chemin, il était là, comme une évidence, après toutes ces années d'errance sentimentale.

Contrairement à un coup de foudre, j'ai appris cet homme patiemment, peut-être parce que, dès le départ, j'ai senti que quelque chose de différent se passait! Cette fois, le processus était inversé, c'était à moi de comprendre ses silences, ses absences, ses différences. Il me fallait lire entre ses lignes! Alors je me suis mise à nu devant lui, je lui ai dévoilé mon âme, ma vie, mes souffrances, mais surtout mon avidité de vie, malgré la maladie! Sa vie à lui, il me l'a expliquée avec des mots simples, pudiques. Son histoire m'a touchée, ébranlée même! Il ne faut pas se focaliser sur sa propre douleur mais accepter d'écouter celle des autres, c'est une bonne thérapie pour chasser ses démons..

Tout est devenu simple, si simple puisque nous nous sommes acceptés l'un et l'autre, tels que nous sommes, sans faux-semblant. Le VIH n'a pas été un obstacle entre nous, juste un paramètre avec lequel il fallait composer. Il a compris tant de choses si vite, mes peurs, mes doutes, mes espoirs aussi, je n'ai pas eu besoin de les lui dire! Il a lu en moi avec une clairvoyance étonnante et une humanité magistrale.

Alors, les nuits ont suivi les journées, les semaines ont suivi les jours, les mois ont suivi les semaines! J'ai cessé de me repaître de chimères, je suis et je vis! Ma bouche est pleine de mots d'amour qui n'existent pas, mais je sais qu'il les entend!

Sa présence et ses attentions quotidiennes valent tous les «je t'aime» du monde!

Merci mon ange!

Jacqueline

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T é m o i g n a g e s .

Notre histoire

A oût 2006. Voilà, cela fait 10 ans qu'il partage mon histoire.

Nous venons de fêter 10 années de mariage.

Notre histoire : un roman? Un drame? Plutôt un conte de fées!

Avec lui dans le rôle principal du héros. Mon homme, c'est un prince, un mec comme en rêvent toutes les filles. Il est mon phare dans la tempête, mon arc-en-ciel, ma maison, ma raison de continuer.

Il est la bonté même. C'est toujours les autres d'abord, le confort des autres, le bien-être des autres, les petites attentions pour que tout soit agréable. C'est un homme d'une autre époque. Il fait tout pour moi, il sait me rassurer, il sait me choyer et me protéger. Il n'a jamais joué avec mes sentiments.

Il est fort et sensible à la fois. Il fait face aux galères, prend tout le sac et le charge avec élégance sur son dos; jamais il ne se plaint.

Alors comment faire pour ne pas l'abîmer? Vivre avec moi « ce fardeau », comment faire pour l'en protéger? Les résultats qui s'écroulent, les projets qui tombent à l'eau, les bonheurs qu'on ne connaît pas, il les vit avec moi et en souffre tout pareil. Et même s'il la cache, je sens sa peine.

Et pourtant, après 10 ans d'union, il est toujours là, encore plus fort, encore plus magnifique. C'est mon homme, mon trésor. Il ne s'était sûrement pas imaginé un tel avenir. Il n'a pourtant jamais fait machine arrière. là où j'aurais compris qu'il soit lâche, il s'est montré si brave, mon petit soldat....

Oui, c'est un conte de fées. Et parce qu'il continue à lire le livre avec moi, il m'insuffle l'envie d'arriver à la fin qui finit bien...

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T é m o i g n a g e s .

Deux séropos
= un couple heureux

 

Tous les deux séropositifs depuis maintenant presque 20 ans, nous nous sommes rencontrés en 1996 grâce à une annonce parue dans « REMAIDES », journal trimestriel édité par «AIDES » pour les personnes séropositives.

Nous avons dialogué par téléphone durant quatre ans. Puis, le 1èr janvier de l'an 2000, nous avons décidé de vivre sous le même toit. Patrick a donc quitté son appartement du 14ème arrondissement pour venir s'installer avec nous, mon fils et moi-même, à Levallois-Perret.

Patrick parle peu, écoute beaucoup et agit ensuite. Durant les trois premières années de vie commune, tous les ans à la date de mon anniversaire, j'avais des soucis de santé, paralysie de la jambe droite et mal au rein du même côté. Phénomène difficile à expliquer, comme si j'avais vaincu encore une année de plus... Patrick a été très attentionné et s'est occupé très bien de moi.

Au quotidien, nous veillons l'un sur l'autre, lisons REMAIDES régulièrement, prenons nos médicaments tous les jours, avec un suivi médical tous les trois mois par le même médecin à la Pitié-Salpêtrière.

Notre fougue amoureuse est différente du début, en partie liée à l'âge mais aussi aux effets secondaires des médicaments, mais nos liens restent très forts. Il faut s'adapter à tous ces facteurs avec beaucoup de compréhension, de compassion et d'amour... Notre enveloppe corporelle s'étant transformée, il faut s'accepter...

Véra

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T é m o i g n a g e s .

 

Un secret bien partagé

C’était une promesse que je m'étais faite : dire mon état de femme séropositive avant toute relation sexuelle, pour laisser à l'autre, à l'homme en l'occurrence, la possibilité de continuer ou d'arrêter. Mais, quel était le moment juste pour le dire?

Dans les relations précédentes, j'avais reculé ce moment. Je craignais de perdre ma nouvelle rencontre. Le discours des partenaires selon lequel « cela» pouvait arriver à tout le monde, et ce, d'autant plus que la population hétérosexuelle dans la cinquantaine se croyait protégée, cachait une difficulté à assumer une relation de couple avec une femme séropositive. Cela m'avait rendue bien malheureuse.

Mais, j'avais avancé, en acceptant que l'autre puisse refuser. C'était son droit, chacun est là où il peut, avec ses croyances et ses contradictions. Je me sentais donc libérée de la décision de l'autre.

Et puis, un jour, je rencontre l'homme avec qui je vis actuellement. On se voit régulièrement, on se sent bien, tout concorde. L'envie réciproque de s'engager dans la relation grandit. Un soir, je l'invite à dîner chez moi, pour lui parler. Quelques coupes de champagne m'aideront sans aucun doute! Or, j'en bois trop!

Quelques jours après, c'est lui qui s'approche de moi et me dit: «viens me parler au creux de l'oreille, je t'écoute ». Et c'est à cet endroit, rapprochés l'un de l'autre, dans cet instant intense, que j'ai déposé notre secret. Oser lui dire mon état avant toute relation intime lui a donné la certitude que je dirai toujours la vérité.

La vérité est une des valeurs auxquelles il accorde une grande importance ; elle nous a unis.

J

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T é m o i g n a g e s .

 

MES DEUX COMPAGNONS ET MOI

Le premier est mon VIH. Nous nous connaissons depuis bientôt vingt ans. Un long bout de chemin ensemble, c'est à croire qu'il m'est «le plus fidèle». Notre relation est passée par tous les stades, tous les états d'âme et toutes les phases possibles et imaginables.

De la haine à l'indifférence, du questionnement à l'acceptation, de la peur à l'amertume, du désespoir à la solitude...

Ce compagnon-là, je ne l'ai point choisi. Il s'est imposé à moi sans daigner me demander mon avis, quel culot! Je voudrais tant l'écraser sous mes pieds tel un mégot empoisonné, avec mes talons aiguilles mis spécialement pour l'occasion. Je voudrais me laver le sang de la moindre de ses traces, à coups de flots d'eau pure. Je voudrais le plonger, lui et ses petits rejetons, dons un tonneau rempli d'acide et jubiler en le voyant brûler, l'envoyant ainsi en enfer...

C'est ce que je voudrais faire, mais, les moins liées et de tout mon être plombée au sol par lui, je capitule. A ce jeu, la facture était trop lourde pour moi. Il devenait de plus en plus fort. J'y ai laissé les plumes qui auraient pu me donner des ailes!

Cette guerre n'est plus la mienne. Je me fais fort de l'avoir à l'usure, à la ruse tant que je le peux. Il voudrait me terrasser, je crois que ce n'est pas à lui d'en décider, la providence et moi avons notre mot à dire. Alors j'ai décidé de vivre le mieux possible en le regardant se rétrécir avec le grand appui de mon médecin et de mon entourage. Car, depuis bientôt sept ans, ce compagnon est réduit ou silence, il est là mois n'a pas le droit de s'exprimer. Mon deuxième compagnon, un autre être, bien plus agréable, m'aide chaque jour et tous les jours, à prendre le dessus.

J'ai repris goût à la vie depuis sept ans. Grâce à mon homme, je ne pleure plus mais je ris. Le bonheur a su se frayer un chemin vers mon être, réveillant ainsi une âme quasi fanée.

Mon homme m'a réconciliée avec la gente masculine, avec le mâle qui m'a donné le mal. Il m'a fait aimer vivre chaque jour avec lui, être heureuse de le voir, de me blottir dans ses bras, de discuter avec lui, de voyager avec lui et surtout de rire ensemble. Il ne me fait pas sentir «malade», mais femme.

En joignant nos efforts, nous vivons malgré le VIH, nous ne lui demandons pas son avis. Se protéger pendant nos moments intimes est devenu un acte naturel, banal, normal et automatique. Nous avons créé jour après jour, mois après mois et année après année, patiemment et passionnément, notre «NORMALITE», la confiance mutuelle aidant.

Ce compagnon, je l'aime, je le désire, je le veux. Nous avons les projets les plus nobles. Il m'aide à me relever et souvent m'empêche de tomber. Il a séché mes larmes jusqu'à ne plus en avoir avec lui, sauf celles du bonheur. Il m'a portée quand j'étais faible, maintenant que je suis plus forte, je veux être là pour lui. J'ai appris avec lui quelque chose de précieux qui aide à vivre pleinement chaque moment de la vie: « le détachement» mais pas l'indifférence. Alors je retrouve le sommeil, le calme et la quiétude.

Je reprends mes repères dans la vie qui « failli» m'être volée, grâce à mon homme mais aussi à mes ami(e)s que rien au monde, ne peut remplacer.

Merci à vous d'exister et merci à toi « E » de m'aimer. Je t'aime du fond de mon âme.

Le VIH disait : «circule, il n' y a rien à voir», je dis: «je ne circulerai pas, désormais j'ai beaucoup à voir, à vivre et à faire ».

Nina

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LE REPORTAGE DU MOIS

L’EAU DU ROBINET

Naturelle et sans déchet d’emballage

Consommer l'eau du robinet engendre de nombreux avantages. A savoir :

Aucune production de déchets d'emballage (la production de déchets augmente en France et devient problématique) ;

Un gain financier substantiel;

Aucun transport de bouteilles;

Disponible 24h/2411 à son domicile.

Malgré tous ces avantages incontestables, la majorité des parisiens se détournent de l'eau du robinet pour deux raisons essentielles, me semble-t-il : d'une part, la force de la publicité qui nous renvoie une image « nature» de l'eau minérale, d'autre part, le manque de confiance des citoyens face à la qualité de l'eau de distribution.

Voyons la réalité des choses, Les publicitaires ne vendent plus un produit mais une image. La télévision nous abreuve d'images idylliques: les volcans d'Auvergne, les sympathiques oursons, les mannequins sculpturaux... mais s'exprime peu sur la qualité du produit. Et pourtant, ça marche! Les ventes d'eau en bouteilles ne cessent d'augmenter, malgré les efforts de la mairie de Paris qui a récemment mené une campagne pour favoriser la consommation de l'eau du robinet.

En ce qui concerne la qualité de l'eau du robinet, il faut savoir que l'eau de distribution est scrupuleusement contrôlée. Pour des questions de santé publique, les distributeurs se doivent de respecter les normes de qualité imposées par les autorités européennes. Il faut savoir que l'eau du robinet est le produit alimentaire le plus contrôlé en France.

En effet; plus de 60 paramètres sont quotidiennement soumis à un contrôle rigoureux. Deux griefs sont régulièrement mis en évidence par les personnes qui se détournent de l'eau du robinet : trop de calcaire et la mauvaise odeur de chlore.

En fonction des régions où vous résidez, l'eau de distribution est souvent chargée en calcium. Mais ce calcium, contrairement à la pensée populaire, est bénéfique pour notre constitution osseuse, donc pour notre santé.

La société Danone l'a bien compris. Souvenez-vous de son spot publicitaire qui faisait l'éloge de son eau enrichie en calcium (Activ de Danone).

Les comportements d'achat des consommateurs sont parfois contradictoires.

Ci-dessous, un tableau comparatif indique les valeurs de dureté (quantité de calcium et de magnésium) des eaux minérales vendues dans les commerces et l'eau du robinet distribuée à Paris. Les résultats sont surprenants.

Types d'eaux

Dureté (degré français)

Contrex

148.5

Evian

30

Vittel

68

Activ de Danone

79

Hépar

190

Eau du robinet à Paris

20 .. 30

L'eau du robinet a parfois une odeur de chlore très désagréable. Il faut savoir que le chlore incorporé dans l'eau garantit sa qualité bactériologique irréprochable.

Voici une astuce contre cet inconvénient: versez de l'eau du robinet dans une carafe ouverte; placez la au réfrigérateur durant une demi-heure. le chlore qui est à l'état gazeux dans l'eau s'évaporera naturellement.

Au restaurant, les carafes d’eau servies à table n'ont pas d'odeur de chlore car elles sont restées dans !e réfrigérateur à l'air libre.

Consommer régulièrement de l'eau du robinet engendre de substantielles économies financières pour les ménages.

Saviez-vous que l'eau du robinet est plus de 200 fois moins chère que l'eau minérale vendue en magasin.

Un petit calcul vaut mieux que de grands discours. Si vous buvez 1 litre d'eau par jour, quelle sera votre dépense après une année de consommation?

Dans le commerce, au prix moyen de 0.60€ le litre, votre dépense annuelle sera de : 0.60 x 365 = 219 €

Le prix du mètre cube (1000 litres) d'eau du robinet à Paris est de 2.52 €.

Pour une consommation de 1 litre par jour durant un an, votre dépense sera de : 2.52/1000 x 365 = 0.91 €

Si vous êtes quatre à la maison, voyez les économies que vous pouvez réaliser! Vous savez ce qu'il vous reste à faire!

Eddy

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NG

 

 

Dans le cadre d'un colloque organisé à Cotonou du 16 au19 octobre 2006 par le Professeur philosophe Béninois Paulin Hountondji, événement intitulé « savoirs traditionnels et science moderne», un atelier était entièrement consacré à un état des lieux autour du Sida. Cette manifestation générale se proposait de penser les pratiques traditionnelles des ancêtres, de voir en quoi celles-ci relèvent d'un savoir que l'Afrique et ses intellectuels doivent revisiter et préserver pour en faire une « science africaine».

L'idée est de se détacher de l'idolâtrie de la toute puissance de la science occidentale pour considérer la validité des pratiques traditionnelles, et leur donner un statut de reconnaissance scientifique. Les intervenants sur le SIDA ont principalement abordé la question de l'avancée de la recherche médicale et ont évoqué les questions sociales africaines relatives à ce type de pathologie.

En ce qui me concerne, je prépare une thèse en littérature générale et comparée. Cette question s'éloigne un peu de mon champ de recherche, mais s'y rattache sur la question de la comparaison. Je voulais principalement interroger des Africains venus d'Afrique pour savoir et voir comment ils vivaient et géraient la maladie dans le contexte occidental, s'ils se contentaient de la médecine occidentale ou s'ils allaient puiser dans les ressources traditionnelles pour se soigner.

A quoi est confronté un africain malade qui vient se faire soigner en France, et à quoi la France est-elle confrontée lorsqu'elle veut traiter un malade africain?

Je rendrai compte ici de mes entrevues avec deux femmes africaines, Murielle de Côte d'Ivoire et Betty du Congo, et d'une femme française, Lisa.

Bien entendu l'échantillon n'est pas assez fourni pour pouvoir se faire une idée correcte des différences réelles entre ces communautés, mais il met en avant certaines données à prendre en compte. Dans mes échanges avec les différents intervenants du Colloque, un médecin béninois et un professeur congolais notamment, ce qui ressort est que la femme africaine n'a pas de place dans la société en tant qu'individu responsable et indépendant. Elle est encore, dans beaucoup de régions en Afrique, considérée comme la propriété de son mari. Le seul rôle qu'elle peut et doit avoir est celui de mère.

Cette exigence persiste chez certaines femmes africaines vivant en France, et paradoxalement, cette étiquette a fait bouger les connaissances médicales relatives au SIDA concernant la transmission de mère à enfant. Les médecins voulaient impérativement que toute femme séropositive enceinte avorte.

Murielle s'est battue et contre l'avis de ses médecins désemparés a voulu garder ses enfants. Aujourd'hui, elle a trois enfants nés depuis l'annonce de sa séropositivité, et ils sont tous séronégatifs. Les femmes françaises se sont remises à avoir des enfants aussi. Il est ici fort intéressant de remarquer que ce qui a permis de faire évoluer les mentalités sur la question de la maternité des femmes séropositives c'est bien l'écoute des exigences d'une personne d'une autre culture.

Dans cette idée, on peut faire mention de la création d'un groupe de parole organisé par l'association Elle Ephémère. C'est un groupe constitué exclusivement de femmes séropositives de toutes les origines qui se retrouvent pour discuter de tout, et surtout pour se retrouver autour de problématiques communes, en discuter pour apprendre ensemble à les gérer en groupe ou individuellement. C'est ainsi que sont soulevées des questions relatives à la gynécologie, à la manière de gérer la maladie par rapport à son entourage, ou encore des questions sur la Iypodystrophie.

Par rapport à cela, ces femmes, dont Lisa, ont crée une ligne de vêtements appelée « Les fées positives ».

De la conception à la confection, ces vêtements raffinés et originaux mettent en valeur le corps féminin tout en dissimulant les manifestations de la Iypodystrophie.

Enfin, sont à retenir les différents moyens de vivre avec la maladie selon les personnes et les personnalités. Murielle, très croyante, a pratiqué une délivrance avec un pasteur qui 1'a considérablement soulagée. Sa foi l'aide beaucoup, et elle soigne les effets secondaires du traitement essentiellement par des plantes. Ses visites chez la psychologue lui offrent un espace de parole qui lui est indispensable. Betty, à son arrivée en France, a vécu six mois dans la rue. Aujourd'hui elle loge chez une amie qui ne sait pas qu'elle est malade. Pour elle, ne pas dire la maladie est une nécessité vitale. Elle prend donc son traitement médical comme il se doit mois ne va pas chercher d'autre soutien quel qu'il soit. Enfin Lisa suit son traitement, soulage aussi certains maux par la phytothérapie, et prend soin de son âme en faisant du yoga et de la relaxation.

Pour toutes ces femmes rencontrées, elles ont fait de leur maladie une force, elles ont appris à regarder ce que la vie leur proposait d'essentiel et de vrai.

Murielle me confie : « Avant d'être atteinte, lorsqu'on me parlait du SIDA, je ne voyais que la mort. Aujourd'hui je vois la vie. Avant c'était un trou noir, maintenant je vois la lumière ».

Quant à Lisa, ce qui l'aide à tenir c'est «la famille, mon fils qui grandit, la famille qui s'agrandit, mon compagnon qui est grand-père, les amis, les projets, les choses nouvelles… c'est la vie. Rien n'est éteint, il y a tout le temps de l'espoir ».

Si la médecine fait encore un blocage sur la prise en compte des différences culturelles dans le traitement et le suivi d'une maladie, nous retenons que le recours à des pratiques telles que la sorcellerie pour traiter la maladie participe d'un accomplissement identitaire de !a part de certains malades africains. Mais au-delà des différences culturelles ou ethniques, la maladie ramène les hommes à un statut d'égalité, les différences ne séparent plus, elles rapprochent et enrichissent.

Mina

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Invitation à la fête

Depuis dimanche 24 septembre, les musulmans observent le jeûne du mois sacré du Ramadan. Ils s'abstiennent de manger, de boire et de céder à leurs pulsions sexuelles, dès le premier « fil» de la lumière de l’aube jusqu'au coucher du soleil. Chaque musulmane et musulman se doit de respecter, plus que jamais, les règles de bienveillance et de savoir vivre. Ils doivent aussi être plus proches que jamais de ceux qui sont dans le besoin, se montrer cléments et charitables envers les nécessiteux, apporter aide et assistance à l'autre et œuvrer à resserrer les « bons» liens familiaux et sociaux.

 

Durant ce mois sacré, le musulman doit faire preuve d'humilité et d'altruisme. C'est dire que jeûner n'est pas qu'une simple formalité, c'est un processus qui déclenche la volonté de la maîtrise de soi. Bannir la haine et prôner la tolérance deviennent une priorité. Ramadan s'achève, vient le jour de la fête du jeûne «Aïd AI fitr ». Les musulmans, après la prière pour ceux qui l'observent, se rendent visite entre voisins, familles et proches, s'offrant mutuellement des pâtisseries et des plats spéciaux comme s'ils se félicitaient d'avoir réussi à relever un défi. Ainsi, ils resserrent les liens d'amitié, de voisinage et de famille.

Voilà, ce que la foi islamique nous enseigne en cette période de l'année. En partageant ses traditions, sa culture, ses croyances et ses rituels, les êtres partagent des richesses certaines. Ce n'est pas négligeable pour cette Europe grandissant chaque jour un peu.

Dans les écoles londoniennes toutes les fêtes religieuses sont célébrées ensemble. Ce sont autant d'occasions de faire la fête, de connaître l'autre et d'accepter ses différences.

Idée certes séduisante, mais est-elle applicable chez nous?

Nina

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ong

Comment ? Où ? Je n'avais aucune idée, mais c'est ce que je voulais faire. Pragmatiquement, mais je ne l'ai réalisé que beaucoup plus tard, aider des gens parce que je n'avais pas réussi à m'aider moi-même.

Et un jour d’avril 1999, j’ai eu la réponse en regardant la télé : la guerre au Kosovo. Les organisations humanitaires avaient besoin de personnel qualifié et libre tout de suite. Je remplissais au moins un des critères : j’étais disponible tout de suite.

Et me voilà partie, dans les trois jours, pour le Kosovo en guerre.

Une fois sur place, c’est-à-dire deux heures après mon arrivée, je me suis rendue compte que je ne remplissais définitivement pas le premier critère : aucune qualification en logistique, en médical, en informatique, en gestion du personnel et du camp surtout, aucune qualification en guerre et en atrocités.

Mais peu importe, j’étais libre immédiatement, prête à travailler 24h/24h et à tout faire en même temps, comme je l’ai découvert assez vite.

C’est donc comme ça que je suis devenue coordinatrice logistique et sécurité pour des ONGI (Organisations Non Gouvernementales Internationales) dans le grand monde bien pensant de l’humanitaire et que je me retrouve sept ans et plusieurs mois plus tard, à faire le tour de l’Afrique pour une organisation anglaise qui s’occupe principalement d’enfants.

Et mon vaste projet dans tout ça, huit ans plus tard ?

Disons que des gens ayant besoin d’aide, j’en ai vu beaucoup.

Est-ce que j’en ai sauvé certains ? Je ne sais pas.

Est-ce que j’ai contribué à en sauver certains ? Probablement.

Est-ce que j’ai réussi à m’aider moi-même ? D’une certaine manière, oui.

 

Mais est-ce que la misère, le désarroi, la vulnérabilité des femmes et des enfants principalement, est-ce qu’écouter le récit de ces femmes qui ont tout perdu, est-ce que savoir que la faim est une arme, que des instituteurs qui violent des écoliers de sept ans est chose banale, que des soldats infectés par le virus du SIDA ont pour ordre de violer, le plus possible de femmes et de petites filles et qu’ils seront récompensés pour ça, vous permet de vous aider vous-même? Non. Au contraire.

On devient plus cynique, plus froid, frustré de constater que l’humanitaire avec un grand H est un business comme les autres, que les gens qu’on est là pour aider, les bénéficiaires comme ils sont appelés, sont de plus en plus nombreux quoi que l’on fasse, que jamais on ne stoppera la guerre et les massacres et que la femme dans le monde est finalement bien peu de chose.

Mais on réalise, assez vite, que, quels que soient nos problèmes et bien qu’il n’y ait pas de compétition dans le malheur, il y a une chose qui compte : l’espoir.

Certains appelleront ça la foi, ou autre chose, peu importe.

Est-ce que toutes les femmes et petites filles qui ont traversé mes missions avaient de l’espoir ? Lequel ? En quoi ? Je ne sais pas. Et je ne comprends toujours pas.

Pourquoi continuer à faire ce métier ?

Pour la maman séropositive de la République Démocratique du Congo qui serre, aime et embrasse son bébé séropositif, bébé qu’elle a eu après s’être faite violer par quatre soldats.

Pour la maman de Banda Aceh, en Indonésie, qui pleure toute sa famille disparue avec le tsunami.

Pour la petite fille en Sierra Leone qui m’a regardée hier en suçant son pouce et qui m’a fait réaliser qu’en huit ans et après tous les pays en guerre que j’ai traversés, c’est la première fois que je vois un enfant qui suce son pouce.

Parce que moi, je suis française et que, quand je rentre chez moi, j’ai un toit, toute ma famille et mes amis. J’ai finalement demandé de «’aide» et surtout, j’ai l’espoir de m’en sortir.

Je continue ce métier parce que même à mon tout petit niveau, je veux donner à toutes ces mamans et ces petites filles une toute petite part d’espoir que j’ai finalement retrouvé. Grâce à ELLES.

N.G.

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Infos

 

Permanence le jeudi :

 

·                Madeleine, notre bénévole, vous accueille au RDC dans le bureau des associations.

·                Nicole et Hélène peuvent recevoir vos proches, sans RDV, pour des entretiens de soutien.

Tél. : 06 89 66 90 22

 

                                   

Notre journal Nouvelles Ephémères devient trimestriel :

·Printemps

·Eté

·Automne

·Hiver

Il est accessible sur le site web :  lfmr.ifrance.com

Vous pouvez nous écrire à :  elle.ephemere@yahoo.fr

   

Jusqu'au 31/12/2006, l'association LFMR a négocié une mutuelle pour les "frais de santé dont les remboursements sont intéressants.
N'hésitez pas à nous contacter au plus vite

 

 

 

 

 

   

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